Repères biographiques
Né à Arras, Maximilien de Robespierre devient avocat. Élu député du tiers état aux États généraux en 1789, il défend l’égalité des droits et participe au club des Jacobins. Député de la Convention en 1792, il appartient aux Montagnards et vote la mort de Louis XVI. En juillet 1793, il entre au Comité de salut public, qui dirige une partie de l’action gouvernementale pendant la guerre et la Terreur. Surnommé « l’Incorruptible » par ses partisans, il est renversé le 27 juillet 1794 et exécuté le lendemain.
Le discours contre la peine de mort — 30 mai 1791
Le 30 mai 1791, l’Assemblée constituante débat du nouveau code pénal. Robespierre prend la parole pour demander l’abolition de la peine de mort. Il affirme qu’elle est injuste, qu’elle ne protège pas mieux la société et qu’elle risque d’encourager la violence au lieu de la faire disparaître. Il défend donc une position encore minoritaire au nom du droit à la vie et de l’humanité. Les députés ne suivent pas sa proposition et maintiennent la peine capitale. Cet engagement peut sembler contradictoire avec son action politique ultérieure : devenu membre du Comité de salut public en 1793, Robespierre participe à un gouvernement révolutionnaire qui recourt largement aux condamnations à mort. Il faut cependant distinguer le discours prononcé en 1791 de ses choix postérieurs.
Textes de synthèse rédigés pour la séance à partir des sources indiquées.