Repères biographiques
Marie-Antoinette naît à Vienne dans la famille des Habsbourg. Elle épouse le futur Louis XVI en 1770 et devient reine de France en 1774. Son origine autrichienne, son train de vie et son influence supposée sur le roi alimentent les critiques. Pendant la Révolution, elle cherche à préserver la monarchie et participe à la tentative de fuite de juin 1791. Emprisonnée après la chute du régime, elle est séparée de ses enfants, puis transférée à la Conciergerie. Jugée par le Tribunal révolutionnaire, elle est exécutée le 16 octobre 1793.
La marche vers l’exécution — 16 octobre 1793
En octobre 1793, la France républicaine affronte des guerres extérieures et des révoltes intérieures. Marie-Antoinette est traduite devant le Tribunal révolutionnaire et condamnée pour haute trahison à l’issue d’un procès rapide. Le 16 octobre, elle quitte la Conciergerie pour être conduite à la guillotine. Sa mort reçoit des interprétations opposées. Pour ses adversaires, elle représente une monarchie liée aux puissances étrangères qui combattent la République. Les milieux royalistes mettent au contraire en avant la dignité d’une reine condamnée et sa fermeté face à la mort. Le peintre britannique William Hamilton représente son départ l’année suivante. Son tableau invite à observer comment les attitudes, la lumière et la place des personnages peuvent orienter le regard du spectateur sur un événement politique.
Textes de synthèse rédigés pour la séance à partir des sources indiquées.