Repères biographiques
Emmanuel-Joseph Sieyès naît à Fréjus et devient prêtre. Il critique les privilèges de la société d’ordres dans sa brochure Qu’est-ce que le tiers état ?, publiée en 1789. Bien qu’il appartienne au clergé, il est élu député du tiers état de Paris aux États généraux. Il joue un rôle important dans la formation de l’Assemblée nationale. Député à la Convention, il vote la mort de Louis XVI. Sous le Directoire, il accède au gouvernement et participe au coup d’État du 18 Brumaire, en novembre 1799, qui porte Bonaparte au pouvoir.
La naissance de l’Assemblée nationale — 17–20 juin 1789
Aux États généraux, les députés se divisent sur la manière de voter : par ordre ou par député. Le tiers état craint de rester minoritaire face à la noblesse et au clergé si chaque ordre dispose d’une voix. Sieyès défend l’idée que les représentants de la majorité de la population peuvent parler au nom de la nation. Le 17 juin 1789, les députés adoptent sa proposition et se déclarent Assemblée nationale. Le 20 juin, réunis dans la salle du Jeu de paume, ils jurent de ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution à la France. Sieyès participe à cette rupture avec l’organisation traditionnelle du pouvoir. Cette action est collective : son influence intellectuelle s’exerce au sein d’un groupe de députés qui prend ensemble des décisions.
Textes de synthèse rédigés pour la séance à partir des sources indiquées.